Hirokazu Kobayashi Soshu

Kobayashi Hirokazu est  né en 1929 d’un père commerçant  à Osaka. Il pratique différents arts martiaux (judo, karate, kendo) avant de rencontrer Morihei Ueshiba, créateur de l’aikido. Il apprend également les techniques de soins traditionnellement enseignés dans les arts martiaux.

A la mort de son père, il revient s’installer à Osaka pour y vivre de sa pratique. Il donne alors de nombreux cours dans les universités , affirmant son indépendance et développant sa propre pratique, sans jamais se mettre en concurrence avec l’Aikikai , dont la direction a échu au fils de Morihei, Kishomaru Ueshiba.

Puis il découvre l’ Europe où il va continuer pendant 25 ans à dispenser des stages sur invitation de professeurs, en France, Allemagne, Belgique …

source :  http://aikidokobayashi.dojodubrochet.be/

Kobayashi Hirokazu  meurt en août 1998. Il a dispensé un enseignement conforme à la tradition japonaise en ce qui concerne la méthode. Il a démontré beaucoup, rarement expliqué et utilisé plus souvent la métaphore que le discours rationnel. L’enseignement passait par le silence, le corps et le ressenti. Cependant, il précisa verbalement et très fréquemment certains points en rapport avec l’éthique de l’aikido :

  • l’aikido n’appartient à personne, le fondateur l’a voulu universel et non pas exclusivement japonais,
  • l’aikido n’est en aucun cas un sport mais ne saurait dévier du budo.
  • l’aikido n’est lié à aucune religion, pas plus le shinto que le bouddhisme ou qu’Omotokyo et il ne peut, en aucun cas, être une religion,
  • dans l’aikido, on ne se défend pas, on ne prend pas de garde, on ne regarde pas l’attaque ; on ne domine pas, ne se soumet pas et l’on ne fait pas de compromis,
  • la seule stratégie, c’est que le cœur de l’agresseur change quand il nous touche « aite no kokoro kawaru ». Pour cela, il faut donner avant de recevoir,
  • l’aikidoka doit se concentrer avant tout sur deux points : ne jamais blesser l’attaquant, penser que celui qui attaque fait un appel à l’aide, une demande d’amour, qu’il utilise le dernier moyen possible, quand le conflit a coupé toute relation, pour recréer un lien,
  • l’aikidoka doit remercier de l’attaque et accomplir le geste qui fait du bien à tout.

Il illustra ce dernier point à travers les consignes de méditation qu’il donna aux aikidoka : « Restez concentrés sur l’idée de remercier sans limite, quelles que soient les pensées et les évènements auxquels elles se rapportent. Dites arigatai jusqu’à sentir votre corps plein d’énergie, puis, yoku naru sans limiter ce souhait d’aucune manière ».

Il avait coutume de dire : « Pour celui qui applique cette règle », « Dekinai koto wa nashi ».

Il a aussi dit très clairement que cet enseignement n’était tiré d’aucune doctrine, qu’il ne se référait à aucun principe ancien. Il venait naturellement du corps de celui qui pratiquait en y mettant son âme : « Tamashi wo irete kudasai ».

 source : http://3aikido.org